La pratique de la musique m’apparaît avant tout comme une façon de communiquer qui va au-delà des mots, qui nous rapproche de nos propres émotions et de celles des autres.
LM : Quel a été le déclic qui vous a donné l'envie de consacrer votre vie à la musique ?
DB : La musique a toujours fait partie de ma vie et différentes grandes rencontres ont marqué mon parcours : les œuvres de Chopin et Beethoven, celles de Thelonious Monk et de Miles Davis, puis la découverte de la musique cubaine qui représente pour moi un florissant mélange de cultures. La chanson française, qui utilise différents styles musicaux et sait les marier à la sonorité des mots, m’a également beaucoup influencé. Cependant, j’ai pris la décision de consacrer ma vie à la musique en découvrant l’échange unique qui naissait à chaque concert entre le public et les musiciens. J’étais charmé de l’intensité qui pouvait en résulter, de ce que je pouvais offrir certes, mais plus encore de l’attention et de l’implication des spectateurs. Dans un concert, on ne peut pas tricher, on ne peut pas faire semblant. Le public est toujours à conquérir et c’est un enjeu très stimulant.
LM : Quel(s) type(s) de musiques prenez-vous plaisir à interpréter ?
DB : J’aime interpréter la musique classique dans toute sa diversité, ainsi que le jazz et la musique cubaine. J’ai également un faible pour la chanson et la poésie en musique. Dans mes compositions, je trouve intéressant de faire cohabiter ces différentes influences. LM : Créez-vous vos propres morceaux ? De qui vous inspirez-vous ?
DB : Oui, je suis aussi compositeur. Mes influences sont nombreuses, de Chopin ou Debussy à Thelonious Monk ou Duke Ellington. Léo Ferré, qui était capable de diriger des orchestres, reste pour moi un personnage incontournable. Dans le domaine latin, je suis admiratif des pianistes cubains Perruchin et Chucho Valdés.
LM : Parlez-nous de votre duo, trio, quatuor…
DB : Je pouvais difficilement renoncer à un courant musical pour un autre et j’ai cultivé mon attrait pour les musiques classique, jazz et latine, les faisant parfois même se rencontrer. Cela m’a conduit à travailler avec des formations variées : Cellopiano, le David Boumendil Trio et Marmitas.
Le duo Cellopiano a été crée il y a une dizaine d’années avec ma collègue et amie violoncelliste Maud Fournier. Le timbre du violoncelle, si proche de la voix humaine, véhicule beaucoup d’émotions, d’intimité, et cela m’a toujours touché. De plus, l’alliance piano violoncelle permet un répertoire multiple et d’une belle diversité. Nous interprétons de la musique classique, mais aussi de la musique romantique et du XXème siècle. Nous affectionnons tout particulièrement Schubert, Debussy, Fauré ou Piazzola mais sommes toujours ouverts aux envies musicales des auditeurs.
Le David Boumendil Trio est composé de Vincent Bartoli à la batterie, Felipe Nichols à la basse et moi-même au piano, ainsi qu’aux compositions et aux arrangements. Nous jouons du Jazz et du Latin Jazz, dans une ambiance qui allie le son feutré du trio et la dynamique des rythmiques cubaines. Cela donne naissance à des atmosphères multiples, allant de la tranquillité du Cool Jazz aux vibrations entrainantes de la musique Latine. Le répertoire est composé à la fois de mes compositions personnelles et de reprises réarrangées pour notre formation.
Marmitas est un quartet composé de Raphaël Philibert au chant, Perig Le Cadre au saxophone, Jonathan Volson aux percussions et moi-même au piano. Nous proposons un répertoire chanté de Salsa à influence cubaine et portoricaine, mais aussi colombienne. C’est une formation dynamique qui a pour vocation de faire danser le public, d’entraîner un mouvement festif. Nous aimons faire participer les gens, les initier aux rythmes chaloupés et à la danse.
LM : Comment organisez-vous les répétitions avec vos différents groupes de musique ?
DB : En général, une répétition se divise en deux temps. Tout d’abord on travaille dans le détail, on affine les parties les plus ardues d’un morceau, les points techniques, on cherche la juste interaction entre les instruments pour créer une musicalité, explorer les différentes formes qui s’offrent à nous. Ensuite on procède à un travail d’ensemble, d’harmonisation, en faisant un filage durant lequel on joue le répertoire dans sa totalité, comme si l’on était en concert. Après le filage, on est amené à refaire du détail pour peaufiner certaines parties. C’est un travail de longue haleine, souvent minutieux mais qui est indispensable pour pouvoir se permettre, une fois sur scène, de s’abandonner à l’émotion que requiert l’interprétation. LM : Enseignez-vous la musique ? Si oui, quels apports personnels vous procure l'enseignement ?
DB : Oui, j’enseigne depuis plus de dix ans. L’enseignement est un moyen unique de transmettre ma passion à des personnes de tous âges et, au cours des années, cela m’a permis de cerner ce que je considérais comme central dans l’approche musicale. J’aime aider les élèves à découvrir que la rigueur parfois contraignante du travail de l’instrument permet ensuite une grande liberté d’expression, une grande créativité qui est source de plaisir. Peu m’importe que les élèves jouent du rock, du classique, de la pop ou du jazz, l’important est que chacun trouve le style dans lequel il se sent le plus à l’aise, qui lui donne envie de passer du temps sur son instrument et lui offre une ouverture authentique sur lui-même. LM : Quels jours et dans quels endroits peut-on vous rencontrer pour écouter quelques morceaux de vos répertoires musicaux?
DB : Je joue dans plusieurs lieux, comme le Boulevardier ou la Clef de Voute à Lyon, mais aussi dans des festivals, des salles de spectacle, des bibliothèques, des maisons de retraite.
LM : Pour quels types d'événements proposez-vous vos services ?
DB : Nous proposons nos services pour des mariages bien sûr, mais aussi pour tout événement où la musique est bienvenue.
LM : Pouvez-vous être présent durant tout le mariage ou uniquement au cocktail /à l'Eglise ?
DB : Nous nous adaptons autant que possible aux souhaits des mariés. C’est un moment exceptionnel et unique, qui leur appartient et dans lequel ils doivent se reconnaître. Il est important de prendre un temps ensemble pour accorder nos violons ! Nous souhaitons rester créatifs et ouverts aux envies de chacun.
|